Patrimoine

Les lavoirs

Cette petite retenue d’eau sur la Belle ne comportait visiblement pas de toit. Il se situe le long du pont de la Gravette et servait d’abreuvoir aux animaux pâturant dans les prés de « La Prairie ». Cette vaste étendue d’herbe qui s’étendait en contre bas du bourg était gérée en commun pendant une partie de l’année.

La fontaine du Vivier (eau vive) dont les eaux sortent sous le lavoir, alimentait très certainement le temple Gallo-Romain de Mairé. Des fouilles archéologiques ont mis en évidence des thermes tout proche du « pont Robert » distant de quelques centaines de mètres. Il semble qu’en 1820, lors d’un chantier, les restes d’un aqueduc partant de la fontaine en direction du temple furent mis à jour.

Cette fontaine aux eaux pures fut reconnue comme miraculeuse depuis le Moyen-Âge. Une légende dit que ses eaux se changent en lait le jour de la Fête-Dieu. Elles guérissaient migraines et maux d’estomac et rendaient les brebis fécondes. On y organisait chaque année un pèlerinage avant la révolution. La tradition populaire parle encore des lavandières toutes de blanc vêtues qui s’y rassemblaient au clair de lune pour laver des suaires ; pour le voyageur égaré, leur rencontre est présage de malheur.

Le toit recouvre à la fois le lavoir et la fontaine d’où sortent des eaux limpides qui rejoignent la Belle au niveau de l’ancien abreuvoir. C’est là qu’il y a fort longtemps fut découvert le premier tag de Périgné écrit au charbon sur le mur : « c’est ici la maison des bavardes ».

Construit sur les méandres de la Béronne, ce lavoir se dresse aux pieds du château de la Grezolle que le comte de Bragelogne fit bâtir en 1810 .En cas d’inondation un autre lavoir dit « petit fossé » fut aménagé (sans toiture) au bout du jardin du château. Il ne reste pas de traces de ce dernier lavoir.

Il est constitué d’une petite retenue sur les eaux de la Belle et se situe à quelques mètres du château de la Guittoniere (XVème siècle).

Il ne subsiste qu’une plaque de béton et quelques pierres. Ce l’avoir était établi directement sur le cours de la Béronne.

Sans toiture c’est une simple retenue d’eau sur la Belle
Pont Gallo-romain
Il enjambe la Béronne et a souvent été menacé de destruction. Il a été restauré il y a une dizaine d’années.


Église Saint-Martin
C’est à l’origine un prieuré qui dépend de l’abbaye de Celle sur Belle dont on peut voir le blason sur la porte d’entrée. Cette église fut construite au XIIème siècle. Elle fut endommagée par les protestants en 1598 lors des guerres de religion puis restaurée en 1690 par François Le Duc. Il ne reste alors que la nef et les colonnes. D’autres travaux de restauration furent entrepris en 1769,1798 et 1944. Elle a été classée « monument historique » en 1913 ;
Sur le portail qui ouvre sur le clocher on peut distinguer un Engoulant (gueule toute grande ouverte qui semble avaler le pilier).
Château de la Guitonnière
Au XVème siècle, le fief de la Guitonnière appartient à la famille Roux. La propriété a changé de propriétaires un grand nombre de fois au cours de l’histoire. Il subsiste une tour imposante, couronnée de mâchicoulis et comportant un chemin de ronde où on peut voir le blason sculpté de la famille Berland (propriétaires en 1507). Elle est coiffée d’un toit conique en ardoises. Cette tour est reliée à un corps de logis.

Château de la Grézolle
Ce château fut bâti début XIXème par Nicolas, comte de Braguelone. Il était marié avec une fille Lemercier de Richemont et était également propriétaire du château de Bonneuil. Il épousa en secondes noces Madeleine Carensac et mourut à La Grézolle vers 1950.
La laiterie de Périgné
Elle fut fondée en 1890, sous la forme d’une coopérative, puis agrandie en 1950. On y fabriquait un fromage de chèvre long « l’Unique » et de la poudre de lait. Rachetée vers 1967 par la laiterie de La Mothe Saint-Héray elle fut fermée en 1973. Actuellement, la commune y a installé 3 entreprises et se sert de l’ancienne chaufferie pour la poudre à lait comme réserve pour le matériel communal.



